On est enfin prévenu de l’arrivée de la valise d’Amour : on n’a pas vraiment le choix, si on veut la récupérer, il faudra se rendre à l’aéroport de Kumamoto le lendemain en fin d’après-midi. Je consulte le site de l’aéroport, celui des bus, tout est en japonais. D’ailleurs, si vous comptez aller en province au Japon, un minimum de japonais est quand même requis. Si tout se passe bien, cela ne pose pas de problème mais au moindre souci, cela peut être un gros désavantage. Sans, on aurait été dans une m… noire.

Kumamoto, ses joncs, son château, son aéroport et son jardin

Après un très bon petit déjeuner japonais, on se dirige vers le centre-ville pour visiter le château. On prend le tram mais on descend à l’arrêt d’avant pour repérer où prendre le bus qui nous amènera à l’aéroport en soirée. On note les horaires et on part direction le château qui est en reconstruction après les importants dégâts des tremblements de terre d’avril 2016 熊本地震 que l’on avait vu à la télé japonaise car on était à Tokyo ce jour-là.

 On passe d’abord par le Kumamoto-jô inari jinja 熊本城稲荷神社, le temple au pied du château. Ils y vendaient un superbe Daruma だるま qui était malheureusement trop grand pour ma valise. Par contre, ils avaient une petite souris toute mignonne que j’ai ramenée à Paris (c'était l'année de la souris).

Le Kumamoto Inari jinja 熊本城稲荷神社 avec quelqu'un qui s'amuse à faire des bétises (je ne connais pas cette personne, pas du tout)

On se dirige ensuite sur la droite du château. On aperçoit le Centre de l'artisanat traditionnel de la préfecture de Kumamoto 熊本県伝統工芸館 qui semble ouvert et on décide d’y aller.

 

Du jonc, du jonc et encore du jonc

Si vous en avez l’occasion, je vous conseille vivement de vous y rendre. Leur boutique est superbe et il y a des expositions vraiment passionnantes sur les arts traditionnels japonais. Lorsque l’on y était, il y avait deux expos : l’une sur l’igusa-nawa kōbō い草縄工房 et l’autre sur le patchwork パッチワーク.


L’igusa イグサ est une tige de jonc que l’on tresse pour fabriquer différents produits traditionnels japonais. Cette plante est principalement produite dans la région de Yatsuro 八代地方 dans la province de Kumamoto. 80% à 90% des tatamis produits au Japon sont dans cette matière. De nos jours, le mode de vie occidental a entraîné une baisse de la production de tatami et de nombreux joncs de moins bonne qualité sont importés de Chine.

Igusa-nawa い草縄 est la corde que l’on obtient et qui peut être de couleur naturelle (la couleur traditionnelle des tatami) ou colorée. On en trouve sur Rakuten.

Pour ceux et celles que cela intéresse, j’ai trouvé une vidéo sur la fabrication traditionnelle de corde de jonc い草縄の作り方 :

 La corde de jonc sert aussi à fabriquer des petites maisons pour les chats, neko no o-uchi 猫のお家. Une plus grande (pour les humains, cette fois) était exposée et deux adultes pouvaient facilement y entrer. On n’a pas osé entrer avec Amour même si on a était invité à le faire.

Petites maisons pour les chats 猫のお家

 Il y avait aussi des sièges avec un tissage magnifique, les igusa sutsūru い草スツール, des tabourets de toute beauté.

Tabouret traditionnel en jonc

Il y avait aussi un grand choix de igusa-nawa matto い草縄マット et de igusa-nawa zōri い草縄草履 de toutes les couleurs. Tout était à vendre et je mourrais d’envie de tout acheter mais c’était impossible de tout faire rentrer dans nos valises.

 Tapis traditionnel en jonc

 Des igusa-nawa zōri い草縄草履 de toutes les couleurs

 De superbes décorations Igusa-nawa no shimenawa い草縄のしめ縄 étaient aussi en vente.

 Décorations Igusa nawa no shimenawa い草縄のしめ縄

 J’ai trouvé une vidéo qui explique comment les fabriquer :

 

Au sous-sol, il y avait une exposition de vitraux. C’était beaucoup plus kitsch mais il y en avait de très beaux dont celui inspiré des JO de Tokyo.

The Tour Eiffel in Kumamoto

Les JO de Tokyo 2020, 2021 ?

On passe ensuite à la boutique qui est un véritable paradis pour les amoureux du Japon traditionnel. Comme on est au tout début de notre promenade, je ne peux pas acheter de choses trop lourdes ou trop grandes. Il y avait des nattes de table, hanagoza 花ござ, absolument sublimes mais trop grandes pour entrer dans mon sac et je risquais de les abimer en se promenant.

Hanagoza 花ござ, des nattes de tables fabriquées à partir de chutes de jonc de tatami

Je me suis rabattue sur les coasters qui sont tout aussi sublimes et j’ai pris une petite boule traditionnelle de Yanagawa, les fameuses temari 手まり.

Les temari en jonc de Kumamoto い草てまり

La jeune demoiselle à la caisse est adorable et m’avoue qu’elle est soulagée que je parle japonais. J’ai droit à mon deuxième Nihongo jōsu du séjour. On a beau dire mais c’est toujours adorable surtout lorsque tu viens de débarquer et que tu es encore abrutie par le décalage horaire.

Il y a des petits bâtons avec la balle et je demande à quoi ils servent. On m’explique qu’il s’agit de brin de jonc utilisé pour les tatamis et que ce sont des rebuts qui sont offerts avec la balle.

On sort du centre et on monte voir le château.

 

Le château

 On arrive d’abord au temple Katō-jinja 加藤神社 d’où on a une très belle vue sur les tours du château Kumamoto-jō daitenshu 熊本城 大天守 et shotenshu 熊本城 小天守. Elles ont déjà été détruites en 1877 et reconstruites en 1960. Comme l’ensemble du château, elles ont été endommagées par le tremblement de terre de 2016. On aurait pu s’en approcher mais tout a été annulé en raison du virus.

L'entrée du temple kato jinja 加藤神社 au pied du chateau de Kumamoto

Les tours principales du château de Kumamoto en pleine rénovation

  La tour Uto, Uto yagura 宇土櫓  du château de Kumamoto

Les stigmates du séisme sont encore visibles comme sur la tour Inui, Inui yagura 戌亥櫓.

La tour Inui, Inui yagura 戌亥櫓 du château de Kumamoto

Autour du château, on découvre les pierres des douves qui se sont écroulées et les tuiles tombées lors du séisme ont été récupérées et numérotées comme on peut le voir dans le documentaire (voir plus bas).

 Sur la montée vers le château, on découvre les pierres des douves qui se sont effrondées. Elles sont toutes numérotées.

 Les tuiles du chateau de Kumamoto qui s'étaient effrondées lors du séisme.

Voir le château autant abîmé m’a déchiré le cœur. Je n’aurais peut-être pas réagi aussi fortement si Notre Dame n’avait pas été la proie des flammes.

La NHK a produit un documentaire sur la rénovation du château. Les personnes interrogées en parle comme d'une personne de leur famille car ils ont grandi avec le château.

 

On se balade ensuite dans le parc Ninomaru 二の丸広場 où sont rassemblés quelques élèves en uniforme (alors que les écoles sont fermées) et des dames d’un certain âge. On essaye d’être discrets mais c’est difficile car Amour a du wifi et on en profite pour attraper des Feuillanjou que l’on ne trouve qu’en Asie et faire tourner les rares pokéstops du parc.

Le camphrier géant, kusunoki クスノキ du parc Ninomaru 二の丸広場 du château de Kumamoto

 Kumamoto free wifi, le sauveur d'Amour

 Si vous voulez en savoir plus sur le château, je vous conseille leur site Internet en anglais et sa page Wikipédia en français.

Les écuries baba 馬場

On continue notre visite vers Sakura no baba 桜の馬場 (littéralement, les écuries des cerisiers) ou Johsaien 城彩苑 (le jardin du château), un ensemble architectural moderne de style traditionnel qui regroupe musée, centre d’information touristique, boutiques et restaurants.

Sakura no baba 桜の馬場, les anciennes écuries du château reconverties en un village touristique

Ils ont reconstruit un ancien quartier de Kumamoto et c’est particulièrement réussi. J’avais peur que ce soit trop touristique mais c’était très agréable : on peut acheter de la nourriture à emporter dont des gâteaux traditionnels, s’asseoir à l’ombre et profiter de la fraîcheur d’un filet d’eau.

Les boutiques de Sakura no baba avec la tour Hitsuji-Saru 熊本城 未申櫓 au fond

Au moment où l’on y était, tous les organismes étaient fermés et les évènements annulés. On nous a fait gouter du thé chaud et froid. Ce dernier était délicieux et on en a pris 2 sachets. On en a bu presque tous les jours après notre retour et cela nous a permis d’adoucir le confinement. On a aussi pris des gâteaux traditionnels de la région, les ikinari dango いきなり団子, une sorte de mochi fourré à la patate douce et à la pâte d’anko, des haricots rouges sucrés, que l’on a dégustés tout chauds.

La boutique d'Ikinari dango

 

Lafcadio, Kumamon, Sôseki et Musashi

On commence à avoir faim donc on se dirige vers le centre-ville pour déjeuner. J’avais repéré un Ippudo avant notre départ et je voulais goûter pour voir la différence avec ceux de Paris et ça tombe bien : il y en a un tout proche ! C’était très bon et bien meilleur qu’à Paris. J’admire Amour qui ne s’est pas rasé depuis plusieurs jours (pas de valise, pas de rasoir !). Sa petite barbe naissante le fait ressembler à un célèbre aventurier et je commence à l’appeler « Mon Indiana Jones » !

Aussi bon qu'il en a l'air !

Qui dit Kumamoto, dit Kumamon. On a le temps d’aller au Kumamon Square où l’on aurait pu apercevoir Kumamon. Je savais déjà avant de partir que tout était annulé mais on était à côté et on avait du temps à perdre avant de prendre le bus en fin d'après-midi pour l’aéroport donc on a visité le quartier tout tranquillement.

Sur le trajet, on s’arrête devant l’ancienne résidence de Lafcadio Hearn 小泉八雲熊本旧居, écrivain britannique puis japonais, connu notamment pour ses écrits sur les yōkai 妖怪, les fantômes japonais, dont notamment Kwaidan ou Histoires et études de choses étranges. La maison est fermée mais c’est agréable de voir une maison traditionnelle au milieu de tous ces immeubles modernes. Le petit parc auquel elle est accolée nous permet de voir notre tout premier cerisier en fleur.

 

Au Kumamon Square, comme attendu, il n’y a pas grand monde. On est les seuls clients à vrai dire. On nous invite à rentrer dans le bureau de Kumamon pour faire des photos. Le personnel est adorable. Il nous fera un petit cadeau et l’effort de nous parler presque entièrement en français.

On est ensuite allé voir la résidence du célèbre auteur japonais Natsumé Soséki 夏目漱石内坪井旧居. La maison est fermée mais il est indiqué que l’on peut entrer dans le jardin. Sauf que des barrières nous empêchent de le faire. On évite d’y entrer et on prend des photos de loin. On repart ensuite en direction du centre-ville. Sur le chemin, on découvre différents endroits où Miyamoto Musashi se serait trouvé. La plupart ont disparu et il ne reste que le panneau indicateur. La prochaine fois si on retourne à Kumamoto, on prendra une voiture et on ira voir la grotte de Musashi.

Comme on a du temps avant de récupérer le bus pour l'aéroport, j'en profite pour faire un peu de shopping dans le grand magasin Tsuruya, pas très loin du Kumamon Square.

J'ai l'habitude de monter tout en haut des grands magasins japonais car c'est l'étage où l'on peut trouver des objets traditionnels ou des promotions. Lorsque l'on arrive dans la partie enfant, je vois le stand Kumamon. Je regarde discrètement et je suis rapidement attirée par un superbe sac mais il ne reste plus que celui qui est en démonstration et il est abîmé. Amour entreprend d’aller chercher une vendeuse tout seul comme un grand sans parler un seul mot de japonais. Je ne sais pas ce qu’il lui a dit mais je la vois arriver. Je demande gentiment s’il leur reste un sac et, miracle, elle m’en trouve un. Elle est super adorable et elle me donnera elle aussi un cadeau. Franchement, allez à Kumamoto ! Je n’y ai rencontré que des gens adorables !

On sort du magasin juste à temps pour apercevoir notre bus. On lui court rapidement après. Amour : « Tu es sûre que c’est le bon ? » Il était marqué partout 空港, airport plus un énorme dessin d’avion… Je rassure mon aventurier et je lui fais un bisou !

 

L'aéroport de Kumamoto

On arrive rapidement à l’aéroport. On sait que l’on est en avance mais on s’est dit que peut-être, sur un malentendu, la valise était peut-être déjà là à nous attendre… Oui, enfin, on est au Japon. Si elle doit arriver par le vol de 18 :30, c’est qu’elle arrivera par le vol de 18 :30. On file au comptoir d’ANA pour leur dire que l’on vient récupérer une valise et que, oui, on est en avance. La jeune hôtesse est passablement enrhumée et je désespère de lui donner mon smartphone où se trouve le message de l’aéroport de Tokyo. Lorsqu’elle me l’a rendu, j’ai essayé de le nettoyer le plus discrètement possible avec des lingettes pour lunettes. C’est incroyable ce qu’un virus peut nous faire faire comme chose stupide ! Mais on allait voyager par la suite et on se devait de faire attention.

D’ailleurs, à ce sujet, on a découvert que chaque boutique, chaque restaurant avait sa bouteille de gel hydro-alcoolique à chaque entrée. On a trouvé cela particulièrement pertinent en ces temps de pandémie même si la région était une de celles les moins affectée par le virus. J’avais acheté du gel en France quelques jours avant la pénurie. A l’époque, il y avait une pénurie au Japon donc j’ai préféré en prendre. Je me suis dit que si le voyage était annulé, cela pourrait toujours servir à Amour s’il devait prendre le métro pour aller travailler. On a d’ailleurs aussi emporté un rouleau de PQ chacun comme j’avais vu sur Twitter qu’il y avait une pénurie au Japon. Finalement, on ne s’en est pas servi. Nos rouleaux auront fait 19.000 km au moins (celui d’Amour peut-être plus car on ne sait pas où sa valise est allée !)

A ce sujet, on n’a jamais eu d’attitudes négatives à notre égard alors qu’il y avait des nouvelles alarmantes de France. Ce n’est que quand la situation s’est dégradée aux USA que l’on a senti une certaine appréhension dans les yeux des personnes qui nous croisaient. Le plus souvent, il suffisait qu’elles nous voient en train de nous laver les mains pour être soulagées. On faisait exactement comme les locaux. Cela nous rassurait aussi.

On a attendu presque deux heures à l’aéroport de Kumamoto mais ce n’était pas grave : comme on avait le wifi, on a mis un leurre et on a attrapé tous les Pokémon que l’on pouvait. C’était la première fois que j’étais dans un aussi petit aéroport au Japon. Tout était en japonais : annonces, vols, tout. Je n’ose imaginer quelqu’un ne parlant pas la langue. D’un côté, c’est normal, de l’autre, s’ils veulent attirer des touristes dans leur région, c’est un frein.

J’entends enfin l’annonce du vol censé nous ramener la valise d’Amour. A peine le temps de descendre au comptoir qu’elle est déjà là ! Je la récupère avec une tonne de remerciements ! Mais on n’a pas le temps de traîner car le bus pour la ville vient juste de passer devant nous pour se garer un peu plus loin. On accélère le pas pour le prendre. Je n’ose imaginer ce que qu’ont dû penser les Japonais qui voient des Gaijin affolés venir chercher une valise puis qui les voient courir comme des dératés derrière un bus !

Maintenant, il faut faire attention à ne pas rater notre arrêt car il passe juste à côté de notre ryokan. Aucune envie de retourner en centre-ville.

On descend au bon arrêt. Amour stresse : « il faut récupérer la valise qui est en soute ! » ; Je préviens gentiment le chauffeur mais ce dernier savait que l’on descendait là et il attendait que je sois sortie pour me suivre. On le remercie copieusement. Comme il est tard, on fait un rapide tour au kombini pour acheter de quoi manger. On rentre. Notre logeur est soulagé d’apprendre que l’on a récupéré notre valise (j’avais dû leur donner son numéro de téléphone et ils ont été dérangés plusieurs fois à cause de moi). Amour vérifie que toutes ses culottes sont là. Il va enfin pouvoir se raser et en mettre une propre. Le séjour commence vraiment !

 

 Jardin et premiers touristes !

On a presque bien dormi. Le décalage horaire est encore là mais dormir dans un futon sur des tatamis est un de mes plaisirs préférés. Cela n’est pas pratique pour un couple d’amoureux car on ne peut pas dormir ensemble mais ce n’est que pour quelques nuits.

Le programme de la journée est simple : visite du jardin puis balade jusqu’au lac. S’il nous reste du temps, on ira au centre-ville.

Le Suizenji Jojuen 水前寺成趣園 n’est pas très grand mais il est magnifique. On croisera 4 touristes européens dont des Allemands. On fait les touristes nous aussi et on oublie complètement les problèmes de valise et le virus. Ce sera une très jolie parenthèse mais dès que l’on en sort, le virus se rappelle à nous : il n’y a pas grand monde et les boutiques de l’allée principale sont toutes vides.

On se dirige ensuite vers le lac Kamiezu 上江津湖 pour continuer notre balade. Sauf qu’un de mes pieds me fait souffrir et je me mets à boiter. Et on commence aussi à avoir faim.

Au bout d’une bonne heure de marche, on décide finalement de retourner en centre-ville. Ça tombe bien, le tram dont la station n’est pas trop loin nous y amène directement. On achète des pansements puis l’on part en direction du grand magasin Tsuruya pour aller dans les restaurants au dernier étage.

On déjeune (façon de parler car il est déjà 15:00. En fait, on a pris l'habitude avec Amour lorsque l'on est en déplacement de ne prendre que deux repas : celui du petit-déjeuner et un autre, dans l'après-midi. Le soir, on prend une légère collation avec du thé dans notre chambre. Cela nous permet de faire de belles balades sans trop tenir compte du temps) avant de rejoindre l'hôtel de ville où l'on peut trouver un observatoire d'où l'on a une belle vue sur le château. On n'a pas eu le temps d'y aller la veille et comme c'est notre dernier jour et que l'on est à côté, on en profite. Le soleil décline et, au moment de partir, un agent de sécurité ouvre une des fenêtres que l’on n’a pas osé ouvrir et j’en profite pour faire de belles photos.

Comme j’ai bien souffert, j’ai besoin d’un remontant. Je repère un salon de thé qui fait des glaces traditionnelles, Amamiya あまみや. Sur le chemin, j'aperçois des gens qui font la queue pour des gâteaux traditionnels. Ni une, ni deux, on fait la queue et on en achète.

Le salon de thé est à l’étage. C'est impossible de le rater car il y a un énorme chat devant. Le hasard a voulu qu’il y ait une arène PokémonGo qui était en train de se faire attaquer, on a pu les aider et s’y mettre rapidement. On a ainsi pu faire le raid légendaire avec les locaux tout en dégustant de merveilleuses glaces.

Il est temps de rentrer au ryokan. On doit partir tôt le lendemain matin pour rejoindre Yakushima.