Comme il est impossible d’aller de Kagoshima à Takachiho directement, j’ai choisi de passer une nuit à Miyazaki d’où on prendra le bus directement pour Takachiho le lendemain matin. J’ai hésité avec Nobeoka d’où partent la majorité des bus qui vont à Takachiho mais le peu d’hôtels qu’il y avait ne m’attirait pas beaucoup et la ville ne semblait pas offrir grand-chose d’intéressant.

Miyazaki

Mon choix s’est porté sur Miyazaki car c’est une ville balnéaire qui a une bonne réputation et plein d’hôtels. J’ai pris l’hôtel JR juste à côté de la gare, c’était la première fois et franchement, il est super. Comme d’habitude, on arrive et on dépose nos bagages à l’hôtel avant de se balader. Il y a plein de super boutiques de souvenirs au rez-de-chaussée et on se renseigne pour savoir lesquels acheter. L’heure tourne et on a faim. On se dirige vers la Poste pour récupérer du liquide et poster les cartes que j’avais achetées la veille à Kagoshima. Je les remplis sur place car, au cas où vous ne le sauriez pas, on trouve dans toutes les postes japonaises un espace pour écrire, faire ses paquets avec le matériel adéquat, colle, ciseaux, etc.

Je jette un coup d’œil sur les timbres au cas où j’aurais un coup de cœur mais je n’ai pas trouvé grand-chose d’intéressant cette fois-ci et les timbres des JO étaient trop chers.

Aller à la poste était une excellente idée car cela nous a rapprochés du centre-ville de Miyazaki et de ses commerces. On découvre au sous-sol d’un magasin des boutiques qui vendent des bentos que l’on peut manger sur place là où ils ont installés des tables et des chaises. On n’aura vu le four à micro-ondes qu’en partant mais ce n’était pas grave, nos bentos étaient super bons. Je profite qu’Amour soit aux toilettes pour acheter des mochis aux fraises et on retourne à la gare pour prendre le train dans le sens inverse car j’avais lu sur le blog de Béné no Fukuoka qu’il y avait une île où l’on pouvait se balader pas très loin, Aoshima.

 

Le Temple des amoureux

On prend le teuf-teuf qui nous amène à travers les rizières à Aoshima où la gare est si petite qu’elle est totalement vide. La ville aussi car ce n’est pas encore la pleine saison mais dès que l’on se rapproche d’Aoshima, il y a du monde (une vingtaine à tout casser). L’endroit est adorable : l’île et son torii sont pleins de charme, les formations géologiques intéressantes et il y règne une ambiance de relâchement et de légèreté qui fait que j’ai adoré l’endroit. On est allé voir le temple des Amoureux et on a fait le tour de l’île. A un moment, je repère des Japonais qui cherchent quelque chose par terre dans le sable. Je fais pareil et je découvre très rapidement plusieurs cauris, coquillages que l’on avait sur les plages d’Abidjan où j’ai grandi. J’en ramasse trois au grand désespoir d’Amour qui ne comprend pas mon amour pour les coquillages et les pommes de pin. Au bout de l’île, apparaît le phare et un incroyable ballet d’oiseaux dont le plumage brille sous le soleil descendant. C’est de toute beauté.

La nuit tombe et on rentre tranquillement. La majorité des commerces sont fermés. La ville est bien vide.

On retourne vers la gare pour prendre le dernier train. Seulement, lorsqu’il arrive, en raison d’étudiants américains bien dissipés, on ne s’est pas rendu compte avec Amour qu’il fallait prendre un billet pour indiquer à quelle station on était monté. Ce n’est que lorsque j’ai vu des jeunes femmes avec leurs tickets que j’ai commencé à flipper et Amour avec moi. On se disait que ce n’était pas grave que le chauffeur nous avait vus lorsqu’il était arrivé mais, juste avant de rejoindre Miyazaki, notre chauffeur descend. On commence à s’inquiéter puis je me rappelle que j’avais pris plein de photos. Je rassure Amour en lui disant qu’au pire, on pourra leur montrer les photos si jamais ils nous demandent.

Bref, on a stressé pendant une bonne demi-heure pour rien puisqu’en passant devant la jeune femme à la sortie de la gare, j’ai simplement dit Aoshima et j’ai payé. C’est tout. Je les adore, mes petits Nippons !

On achète des langues de chat à la mangue comme souvenirs, on repère l’endroit où l’on prendra le bus pour Takachiho et on commence à chercher de quoi manger à la gare. On cherche, on cherche… On retourne à la boutique de souvenirs et là, Amour aperçoit un échantillon de bento mais impossible de savoir où les acheter. On continue de regarder et un Japonais d’un restaurant, un peu moins farouche que les autres, nous demande ce que l’on veut. Je lui explique que l’on est intéressés par les bentos affichés à côté mais que l’on ne sait pas où les acheter. Et là, il nous répond que l’on est au bon endroit mais que l’on devra manger dans l’allée et pas dans le restaurant. On se regarde avec Amour et on décide de manger dans le passage où l’on était déjà passé en se demandant si on n’était pas entré dans un restaurant par erreur.

Le repas était correct et, à un moment, passent deux Occidentaux d’un certain âge parlant français. Ils critiquaient assez méchamment la nourriture des restaurants. On s’est regardé avec Amour et l’on a gloussé bêtement, soulagés qu’ils ne nous aient pas vus. Le jeune homme qui nous avait alpagué leur a couru après mais en vain.

L’hôtel donnait sur les voies de la gare mais on n’a rien entendu et on a super bien dormi. Comme notre bus partait assez tôt, on a était parmi les premiers à venir prendre notre petit déjeuner traditionnel japonais qui était excellent.

Puis on descend récupérer notre bus dont l’arrêt était juste devant l’hôtel. On s’inquiète un peu car il y a déjà un mais ce n’est pas le nôtre. Je vérifie donc les horaires car Amour stresse. Je lis tout le panneau en japonais et je reviens vers Amour pour le rassurer.

Enfin, il arrive. Comme ils ont mis un bus plus petit, ils nous changent de place. On est les premiers et on se met tout devant pour profiter du voyage. J’étais toute contente de pouvoir enfin aller en montagne !

C’est la première fois que l’on prenait des bus rapides. C’est vraiment intéressant financièrement car ils sont super confortables et tous les chauffeurs que l’on a eus conduisaient très bien. On a profité des arrêts sur autoroute puis des petites boutiques traditionnelles une fois en montagne. Après une super après-midi à Miyazaki, le voyage était très agréable. En plus, le bus nous a laissé pas loin du ryokan où l’on devait passer deux nuits.